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Paul McIntyre: le sénateur-poète (French Only)

Jean-François Boisvert
Acadie Nouvelle

L’amour de la poésie, de la littérature et de la philosophie n’ont jamais quitté Paul McIntyre. Aujourd’hui, 54 ans après avoir remporté un concours national de poésie, le sénateur s’apprête à lancer son out première recueil, Survivre avec orages – Poème pensées et états d’amé.

Tout a commencé en 1965

Alors étudiant en philosophie âgé d’à peine 20 ans, Paul McIntyre a séduit le jury et le public de l’émission télévisée Jeunesse oblige, diffusée sur les ondes a Montréal et repartira avec une bourse de 280$, un montant significatif pour l’époque.. et pour un étudiant.

Cet épisode, M. McIntyre s’en souvient comme si c’était hier.

« J’ai tenté ma chance a cette émission avec un poème que j’ai intitule Jeunesse oblige l’amour, en référence up titre de l’émission, mais aussi a la thématique de l’amour. Il n’était pas écrit lorsqu’est venu de l’amour. Il n’était pas écrit lorsqu’est venu le temps de la réciter, il était dans ma tête. Je le connaissais par cœur », raconte le sénateur, citant quelques lignes comme pour prouver la véracité de son affirmation.

Ce concours a été l’éclosion de sa passion pour la poésie et pour l’écriture, la naissance d’une aventure qui culmine aujourd’hui avec la publication d’un premier ouvrage.

Ceux qui le connaissent ne seront pas surpris d’apprendre la publication de ce recueil. Il faut faire que le sénateur ne se gêne pas pour participer aux soirées de poésies et de lectures organisées dans la région. Cela dit, bien que fier d’avoir remporté a l’époque ce concours. M. McIntyre est loin d’avoir emprunté cet art comme carrière. Que s’est-il passe entre 1965 et 2019?

Le sénateur a range sa plume, du moins partiellement. Après des études en histoire et un bref passage en enseignement, il a entrepris son droit puis connu une longue carrière dans ce domaine avant d’être nomme au Senat (en 2012). Il s’agit-la d’occupations professionnelles beaucoup plus terre-à-terre, mais qui, selon lui, ne sont pas pour autant incompatibles avec la poésie.

« Je n’ai jamais cessé de lire, de rêver, de réfléchir. Je crois que cette passion s’est toujours bien mariée avec mes choix de carrière. Ca faire de moi, du moins je crois, une personne plus sensible, un meilleur sénateur, un meilleur être humain », lance-t-il

Bien, qu’il ait toujours eu cet amour de la poésie et de l’écriture en lui, le sénateur avoue n’avoir tout simplement pas pris le temps de s’asseoir pour se consacrer sérieusement a l’écriture.

« Par contre, j’ai toujours gribouille quelques phrases ici et là sur des bouts de papier ou dans un petit calepin. Ça pouvait m’arriver à toute heure du jour ou de la nuit. Des pensées, des bouts de poèmes, des états d’âme… J’ai conservé tous ces petits écrits dans une filière, sans savoir ce que j’en ferais, jusqu’à aujourd’hui », explique-t-il.

C’est a la suite d’une rencontre avec l’une des grandes poétesses du Québec, Louise Dupré, qu’un projet de recueil commence à germer sérieusement.

« Je l’ai rencontrée au Festival international de la poésie de Trois-Rivières. On a parlé, et le sujet est éventuellement tombe sue mes propres écrits. J’ai fini par lui en montrer quelques-uns que je trainais dans mon téléphone portable, et elle m’a convaincu de la nécessite de les publier. Durant ma carrière professionnelle, j’ai toujours mis de cote ce rêve d’écrire et de peut-être publier un jour. Elle m’a inspiré a enfin le réaliser », raconte le sénateur.

Plus que le convaincre, celle qui est membre de l’académie des lettres du Québec et détentrice de l’Ordre du Canada a passé au peigne fin les écrits du Restigouchois en plus de sélectionner personnellement les 85 titres que l’on retrouve dans le recueil. Mme Dupré signe même la préface de l’ouvrage.

« Une telle écriture, qui avait survécu aux impératifs de la vie, m’a vivement touchée », peut-on lire dans cette préface.

Publie aux éditions de la francophonie, le recueil du sénateur McIntyre sera officiellement lance ce samedi au Restaurant La Source de Charlo.

 

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